Sous les plafonds bas d’un ancien bureau, l’architecte d’intérieur Sacha Ekert amorce une réécriture attentive de l’espace. Dans 48 mètres carrés, il compose un deux-pièces fluide et traversant, structuré par la lumière et la volonté de libérer les perspectives.
À l’origine, le lieu n’avait pourtant rien d’un intérieur chaleureux, avec ses plafonds bas et sa cuisine sans lumière naturelle… Cet ancien espace de bureau constituait un point de départ exigeant, mais idéal à repenser ! Architecte d’intérieur au sein d’une agence parisienne, Sacha Ekert en fait son terrain d’expérimentation. Son parti pris est clair : insuffler un maximum d’espace à la pièce de vie, quitte à réduire volontairement l’emprise des pièces intimes.
L’ouverture des vues et la circulation de la lumière s’imposent alors comme les fondations du projet. « La lumière principale du salon est exploitée au maximum et sert de double exposition à la chambre », précise le jeune architecte d’intérieur. Le faux plafond en polystyrène est déposé pour permettre à la hauteur de s’élever et aux menuiseries de s’aligner. Une continuité qui se prolonge dans le traitement des murs et des plafonds, peints d’un même blanc chaud. La cuisine, pourtant située en second jour, s’impose naturellement comme le cœur du projet. La création de l’îlot central et le déroulé du plan de travail en banquette dînatoire installent un nouveau rythme plus chaleureux.
La palette de matières accompagne cette recherche d’équilibre. Bois clair, travertin et béton ciré composent une base naturelle, réchauffée par quelques touches fauves. Mais ici, la matière première reste la lumière. Au fil du projet, elle compose l’espace, révèle les volumes et affirme le parti pris d’un intérieur ouvert, pensé autour de la vie quotidienne.


