Au cœur du 11e arrondissement de Paris, l’architecte Gwendoline Eveillard réinvente, avec Sandro Camichel, un appartement haussmannien de 36 mètres carrés à travers un travail précis du mobilier et de la couleur.
Depuis l’entrée, un grand linéaire de rangements en bois clair accompagne le passage et libère la circulation. Dans son prolongement, le parquet cède la place au sol bleu glacier de la cuisine.
Depuis celle-ci, le module de l’entrée change de visage. Son volume s’arrondit et s’ouvre en niches, pour glisser quelques étagères dans l’angle.
Le dessin se poursuit jusque dans les détails : les chants du contreplaqué restent apparents, tandis que les poignées se fondent dans l’épaisseur des façades.
Dans la cuisine, l’îlot bleu prend des allures de meuble sculpté. Son plateau blanc s’étire jusqu’à former une table d’appoint légère.
Le bois clair des éléments hauts vient réchauffer l’ensemble, tandis que les finitions mates adoucissent le dessin.
Dans la pièce de vie, le parquet reprend ses droits. Le mobilier sculptural et quelques touches pastel composent un espace ludique, baigné de lumière.
La chambre se devine derrière une paroi en verre texturé, qui préserve l’intimité tout en filtrant la lumière.
À côté, le bureau se glisse dans un recoin. Une tablette terracotta et un rangement suspendu suffisent à dessiner un espace fonctionnel et discret.
Une fois la baie ouverte, la chambre s’inscrit dans le prolongement du séjour. Dans cette pièce épurée, une tête de lit beige et quelques éléments discrets laissent toute la place à la lumière et au parquet.
Depuis le lit, la paroi coulissante ouvre une perspective directe sur la pièce de vie et prolonge le regard jusqu’à la cuisine.
Dans la salle d’eau, la couleur se fait plus franche.
Le meuble vasque bleu profond tranche avec la trame blanche des petits carreaux, tandis que les miroirs démultiplient la lumière naturelle.
Le carrelage se poursuit jusque dans la niche creusée dans l’épaisseur de la douche, où la trame régulière accompagne chaque relief.