Dans le 11e arrondissement de Paris, cet appartement de 52 mètres carrés avait de quoi voir grand... À condition de venir à bout de son interminable couloir ! En redistribuant ses 10 mètres carrés aux pièces attenantes, l’architecte d’intérieur Camille Gabrielle transforme l’ancien trois-pièces en une garçonnière aux volumes généreux.
La visite s’ouvre sur le séjour, où une banquette en chêne teinté foncé prend place sous la fenêtre exposée plein sud.
Ouverte sur la pièce de vie, la cuisine joue la discrétion derrière ses façades bleu poudré et ses boutons crème.
Seule la plaque de cuisson reste visible sur le plan de travail clair.
L’ensemble des éléments fonctionnels se cache dans une arrière-cuisine aménagée dans une portion de l’ancien couloir.
Le bleu s’y déploie jusque dans la niche de l’évier, tandis que l’électroménager disparaît derrière les façades. De quoi préserver la légèreté du séjour, loin du désordre quotidien.
Dans le prolongement de la cuisine, le coin repas est organisé autour d’une table ronde crème et de chaises tubulaires habillées de rayures bleu ciel et bordeaux.
En toile de fond, une porte moulurée à deux battants réserve une belle surprise…
Grande ouverte, elle dévoile le lit et prolonge naturellement le séjour jusque dans la chambre, qui retrouve son intimité une fois les battants refermés.
Le soin du détail se niche jusque dans les poignées, où de petites sphères en céramique bleu ciel rencontrent l’éclat du métal poli. Joli rappel de la palette du projet.
Passé les doubles battants, la chambre se dévoile dans une palette plus terrienne. Les rayures bordeaux et écru du linge de lit répondent aux deux appliques terre cuite, dans une atmosphère feutrée.
Dans la continuité de la tête de lit, le chêne teinté se prolonge en bureau d’appoint.
Au chevet, la table seventies laquée réveille la palette douce de la chambre.
Depuis la chambre, un passage bordé de lin naturel mène à la salle d’eau.
Installée à la place de l’ancienne cuisine, la pièce gagne en lumière et en ampleur.
Le meuble-vasque suspendu et les quincailleries murales se détachent de l’enveloppe claire. Le miroir démultiplie la lumière et laisse apparaître, en reflet, le motif de la douche.
Ici, le zellige change de tempo. Vert profond, noir, blanc et brun s’assemblent en un motif géométrique serré.