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Une nouvelle résidence sous le signe de l’art à Neuilly-sur-Seine : Collection Pierret
Du studio au 5 pièces : entre nature et architecture sensible
À la lisière du bois de Boulogne, dans le quartier Saint-James, Collection Pierret explore une manière plus apaisée d’habiter Neuilly-sur-Seine. Porté par le groupe Emerige et imaginé par DDL Architectes, le projet prend place dans une enclave végétale, où pierres claires, larges ouvertures et balcons filants composent une architecture en dialogue avec son environnement.
Loin du simple exercice de style, cette adresse interroge une autre idée du confort contemporain : un luxe discret, attentif à la lumière, au paysage et au caractère sensible des espaces. Entre vues dégagées, jardin en pleine terre et présence de l’art dans les parties communes, Collection Pierret dessine ainsi un habitat pensé moins comme un signe extérieur que comme une expérience quotidienne.
Le quartier
Neuilly-sur-Seine continue d’incarner une certaine idée du privilège résidentiel. Bordée par la Seine, proche de Paris comme de La Défense, la ville conjugue centralité, calme et présence du végétal dans un équilibre qui fait depuis longtemps sa particularité. Dans ce paysage, le quartier Saint-James occupe une place d’exception et son élégance tient sûrement à une continuité cohérente entre patrimoine bâti, nature omniprésente et vie de quartier. Hôtels particuliers, immeubles haussmanniens et réalisations plus contemporaines y cohabitent dans un décor rythmé par les arbres, les commerces de proximité et les institutions culturelles. À quelques pas, la Fondation Louis Vuitton rappelle d’ailleurs combien, ici, l’art n’est jamais tout à fait dissocié du cadre de vie.
L’immeuble
C’est en cœur d’îlot, à l’abri des regards, que Collection Pierret déploie son écriture. Conçu par DDL Architectes, dans le cadre d’une recomposition plus large du site menée par l’Atelier du Pont, le projet revendique une sobriété assumée, s’affirmant dans le soin porté au dessin, aux matières et à la manière dont le bâtiment dialogue avec son environnement. Habillée de pierre d’Anstrude, la façade se distingue par ses nuances claires et sa présence minérale. En regard, les menuiseries laquées aux tons cuivrés accrochent la lumière sans rompre cette impression d’ensemble feutrée. De larges baies vitrées toute hauteur, des balcons filants et des dispositifs mobiles, persiennes ou volets coulissants, prolongent les espaces vers l’extérieur tout en préservant l’intimité. L’écriture architecturale repose ici sur une tension subtile entre ouverture et protection. Le paysage participe pleinement de cette expérience et c’est sous la main de la paysagiste Laurence Jouhaud qu’un jardin en pleine terre de 1 700 mètres carrés y a vu le jour. Planté d’essences locales, il introduit au cœur de la ville une respiration végétale rare, tout en contribuant à atténuer les effets des fortes chaleurs pour les résidents.
Collection Rooftop
Aux derniers étages, la Collection Rooftop déploie une version plus ouverte du projet. Pensés comme de véritables espaces à vivre, les extérieurs prolongent les appartements par des terrasses qui prennent tour à tour la forme d’un jardin suspendu, d’un salon en plein air ou d’une salle à manger ouverte sur l’horizon. Les vues sur Paris confèrent à ces logements une dimension singulière, où l’extérieur devient un usage à part entière.
Collection Cosy
Quant à la Collection Cosy, elle explore une échelle plus contenue, sans renoncer à l’exigence. Ici, la qualité d’un intérieur se lit dans la justesse des proportions, dans la circulation de la lumière et dans la douceur des ambiances. Ces appartements plus intimistes défendent ainsi une vision du standing moins spectaculaire, plus attentive à ce qui rend l’espace véritablement habitable au quotidien.
Programme et œuvre
À cette écriture architecturale et paysagère s’ajoute une dimension artistique, fidèle à l’engagement d’Emerige en faveur de l’art dans la ville, notamment à travers la charte « 1 immeuble, 1 œuvre ». Pour Collection Pierret, la céramiste parisienne Marjorie Waks imagine des luminaires en grès noir, conçus comme de véritables présences sculpturales. Inspirées par « les lignes épurées et les formes géométriques qui caractérisent l’architecture moderne », selon ses mots, ces pièces déploient une réflexion subtile sur les volumes, les ombres et la lumière, en résonance avec les espaces qu’elles habitent. Une belle manière de magnifier l’atmosphère du lieu en y introduisant une matérialité presque silencieuse.
KAANAL, Marjorie Waks