Le magazine des intérieurs urbains inspirants de 15 à 70 m²

On casse tout, et on recommence dans 47 m² !

L'appartement Haussmannien d'un de nos lecteurs transformé en vaisseau de bois design.Quand Eric visite cet espace pour la première fois, c’est un deux pièces à la distribution très classique : un salon, une chambre, une petite cuisine et une salle de bain. Tout a été refait à neuf en 2007 pendant la réhabilitation de l’immeuble haussmannien qui l’abrite. Deux choses lui sautent aux yeux : la luminosité et la hauteur sous plafond. Mais c’est une phrase de l’agent immobilier qui achève de le convaincre : « Au fait, il n’y a aucun mur porteur ici ». Le genre de phrase qui donne des idées.

Le lieu est validé, il faut maintenant la vision : c’est son architecte, Adeline Urban, qui la lui apportera. Eric l’a rencontrée pendant les Journées à Vivre. Assez vite, l’architecte et son client comprennent qu’il faut tout abattre pour créer une grande et unique pièce à vivre astucieusement structurée autour d’une demi-cloison centrale. D'un côté de la cloison, la partie consacrée aux repas avec la salle à manger et la cuisine. Et de l'autre, la partie dédiée à la détente et au repos avec le salon, derrière lequel la chambre est placée en second jour. Une originalité à laquelle Eric s’habituera très vite.
Le bois clair est sélectionné comme matériaux principal. On le retrouve un peu partout dans l’appartement, ce qui lui donne un aspect à la fois moderne et reposant. Évidemment facile à manipuler, il permet de créer de multiples petites astuces qui font de ces 47 m² un modèle d’optimisation.

Passionné d'architecture et de design, Eric a parsemé son appartement de pièces de mobilier modernes qui se marient parfaitement avec l'ensemble. Ici, c'est du bois, du design et beaucoup de bonnes idées !

L'escalier

Pas si courant, une cage d’escalier moderne et lumineuse dans un immeuble hausmannien.

L’entrée donne sur le volume principal organisé en deux espaces : à gauche le salon et la chambre, à droite la salle à manger et la cuisine.
La table

L’espace repas, avec la table Haritz de chez Versant Édition entourée de chaises d’un côté et d’une banquette fixée sur la cloison de séparation.

La cuisine en plan large

La vue de la cuisine depuis la table des repas. Elle est structurée en deux parties : l’évier et les accessoires sont contre le mur et le grand fourneau est intégré dans l’îlot central.

La cuisine

Ici, pas de crédence en pierre, en marbre ou en terrazzo mais un contreplaqué de bouleau . Les étagères sont modulables grâce à un astucieux système de trous et de petits taquets.

Zoom sur la crédence en contreplaqué de bouleau  et le système de taquets qui permet une organisation modulable. Le mélange de bois clair et de céramiques rend l’ensemble apaisant.
La salle à manger

La vue vers la salle à manger, la cloison de séparation et au fond la chambre. Au premier plan, l’îlot central.

La cuisinière

Une place de choix a été réservée au fourneau Lacornue d’Eric. Ici, on prend la cuisson au sérieux.

La vue vers la chambre

La vue vers la partie salon. Au fond à gauche, on aperçoit la chambre construite en second jour et à droite l’accoudoir du canapé Ploum qui trône dans le salon.

La banquette

La table des repas est éclairée par une paire de suspensions « Handgranate » dessinées par le designer Alvar Aalto. Derrière la table, la cloison de séparation entre les deux espaces est percée d’une ouverture pour faciliter la circulation des regards.

Le canapé

Le salon est organisé autour du canapé Ploum et de la table basse Plug. Un modèle unique dessiné par le studio Briand et Berthereau. À gauche, derrière les étagères semi-ouvertes, on devine la chambre du maître des lieux.

Focus sur le canapé

Focus sur le canapé et sur la version lampadaire de la lampe Tab T de chez Flos.

Focus sur la table basse
La chambre

Bien cachée derrière la cloison en bois, la chambre construite en second jour et entièrement plaquée de bois. Les « fenêtres » ne donnent pas à l’extérieur mais sur le salon. Une cabane d’intérieur en somme !

Le lit

Le bois clair apaisant et lumineux prend tout son intérêt ici et donne un côté zen à la chambre. Chaque recoin est utilisé, comme par exemple la partie supérieure de la tête de lit qui devient une étagère d’exposition éclairée grâce à un bandeau de LED disposé le long du mur.

Le chevet

Les touches design de la chambre : la paire d’appliques Charlotte Perriand qui s’intègrent parfaitement à l’ensemble.

La lampe

C’est là qu’on découvre l’immense intérêt du volet pivotant de l’applique : on peut éclairer ses lectures dans le lit ou ses exploits dans les vagues.

Photographies : Fabienne Delafraye
Texte : Grégoire & Jean

Réalisation : Adeline Urban