Le magazine des intérieurs urbains inspirants de 15 à 70 m²

Une transformation radicale de 53 m²

L'appartement "manifesto" des deux architectes Joseph et Badih.Cela fait six mois que Joseph et Badih visitent des appartements à vendre quand ils tombent sur ce rez-de-chaussée. C'est un enchevêtrement de débris et gravats à l'abandon depuis plus de trois ans, dans un espace insalubre et très humide. Pour couronner le tout, il y a un trou béant dans le sol du salon... "Parfait, on le prend !", s'enthousiasment les deux architectes, fondateurs de l'agence badihetjoseph.

Quand certains n'y voyaient qu'un lieu sombre et exigu, Joseph et Badih y décelent un beau volume à récupérer avec deux accès aux courettes qui le bordent de part et d'autre. Quand d'autres ont rebroussé chemin après avoir aperçu la voute de la cave au travers du plancher troué, les deux associés y voient l'occasion unique d'y loger une cuisine !

Le moment est donc venu d'appliquer pour eux mêmes les principes qu'ils défendent : faire simple, efficace et épuré. Le nouvel espace est pensé selon trois axes : L'espace, la lumière et les matériaux minimalistes. En cohérence avec un code couleur très précis : le métal est noir, les maçonneries sont blanches et le bois est laissé naturel.

Le résultat est à la hauteur du défi que représentait cet espace à l'origine. Plus de gravats, mais un bel appartement où la circulation n'est entravée par aucune porte. Plus de trou mais une ingénieuse cuisine installée en sous-sol. L'humidité ambiante a laissé place à une atmosphère épurée dans laquelle s'épanouissent meubles design, pièces sur mesures ou chinées. Joseph et Badih ont fait de cet espace un véritable manifeste de l'architecture pour laquelle ils militent.

Bonne visite !

Les vases de l'entrée

Ici, le ton minimaliste est donné dès l’entrée.

La vue générale

Le séjour est organisé dans la longueur, avec un effet de continuité souligné par le rail de projecteurs fixé au plafond.

La table des repas

La chambre est séparée du reste du séjour par une simple cloison bordée de deux parois vitrées dont l’une fait office de porte.

Le focus sur la table et les chaises

La table des repas a été faite sur mesure grâce à un plateau en marbre fixé sur des pieds en métal.

Le lit

Une chambre réduite à sa plus simple (et belle) expression. Le linge de lit reprend le code couleur du lieu, blanc et noir.

La chambre

Le chevet simple et efficace : la table basse Marmorbord de chez Sostrene Grene éclairée par une suspension de chez Plumen.

La vue depuis la salle de bain

L’accès à la cuisine se fait par cet escalier, comme découpé dans le parquet.

Le petit meuble

Une exception faite au minimalisme ambiant. Ce meuble dessiné par les deux architectes et réalisé par ILYT, recouvert de petits pots en béton brut.

L'escalier

On descend en cuisine.

La cuisine

Un monte-plat au sens propre du terme.

Le canapé bleu

La seule “folie” déco de cet intérieur : le grand canapé bleu OSAKA de chez BO Concept qui trône devant la bibliothèque conçue et fabriquée par les maîtres des lieux avec du cuivre de plomberie et du bois brut.

La lampe Artémide

Retour vers le futur avec ce lampadaire Sintesi Terra dessiné par Ernesto Gismondi pour Artemide en 1975.

La table basse

Une table miroir réalisée par Badih et Joseph et une table basse en bois de chez Sostrene Grene.

Le détail du canapé

Le mur de briques a été découvert pendant le démolition. Pour protéger le matériau très abîmé et garder la cohérence de l’ensemble, les briques ont été recouvertes d’un enduit blanc.

Le détail de l'étagère

Derrière le mur de briques, se niche la salle de bain. On aperçoit également l’unique porte de cet espace : celle des WC.

Le salle de bain, noir et blanche. Apparement très accueillante !
La réserve de Gin

Ici, même les bouteilles de gin respectent la charte graphique !

Photographies : Fabienne Delafraye
Texte : Grégoire

Réalisation : Badih et Joseph, https://www.badihetjoseph.com/