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« A light box », 38 m² ultra-lumineux sous les toits

Lumière, bon goût et astuces dans 38 m².En entrant dans ce deux-pièces sous les toits, on est loin d’imaginer qu’à l’origine, cet espace était divisé en trois chambres de bonnes désuètes et encombrées.

Agathe Marimbert, l’architecte du projet les a réunies en refermant une trémie dans le plancher qui menait à l’étage inférieur. Elle a su agencer les 38 m² au sol de ce nouvel appartement autour du personnage central, celui qui vous accueille dès que vous passez la porte d’entrée : la lumière !

La pièce principale bénéficie de deux lucarnes (des « chiens assis ») et d’un velux supplémentaire que l’architecte a fait ouvrir dans la toiture. Coin bureau, rangements intégrés, niche ouverte, espace salon et cuisine, cette pièce a tout d’une grande !

C’est la table d’appoint Radar de chez Nomess qui fait office de bout de canapé. Son vert n’est pas sans rappeler l’aplat de couleur que l’on découvre dans la chambre et le dessin encadré de l’entrée.

Afin d’intégrer parfaitement la cuisine au mur du fond, l’architecte a décidé de l’habiller de carreaux blancs de chez Stile’s. Le calepinage, qui se développe jusqu’au plafond, lui apporte une touche graphique.

Le plan de travail en bois rappelle le parquet en chêne qui s’étend dans la totalité de l’appartement : ne pas multiplier les matériaux et les teintes permet d’unifier les pièces et renforce la sensation d’espace. La cuisine est ouverte sur le séjour mais l’espace pour préparer les repas est bien distinct de la pièce à vivre et bénéficie d’un agréable balcon, véritable spot romantique perché au-dessus des zincs de Paris !

La table en bois chinée fait face à la fenêtre et délimite l’espace repas, tandis que le tapis dessine le salon avec son motif géométrique.

Le linéaire qui fait face aux fenêtres a été exploité au maximum par l’architecte : il intègre des rangements pour cacher le superflu, et des niches ouvertes qui se jouent des volumes et mettent en scène les livres de la propriétaire. Cette cloison épaisse accueille également la porte d’accès à la salle de bain.

Clin d’œil subtil à la cuisine, les revêtements muraux de la salle de bain sont également réalisés en faïence blanche ! Mais ici elle est déclinée sous des dimensions et une trame différentes.

Carré ouvert sur le ciel parisien, le vélux inonde le coin bureau de lumière. Des étagères en bois se nichent dans le biais du rampant : bah oui, pourquoi gaspillerait-on des centimètres carrés ?

Les plantes d’intérieur et la chaise J77 de chez Hay en bois peint d’un rouge vibrant s’accordent à merveille au tableau Mea de chez Solve Collection.

La lampe Eclipse de Maurício Klabin, icône incontournable du design, est à l’image de cette réalisation : faite de matériaux simples et résistants, elle est ingénieuse et intemporelle.

Petite, la chambre n’en est pas moins agréable et organisée. La luminosité de l’appartement est ici adoucie grâce aux murs peints avec la jolie teinte Canton de chez Little Greene. Ici encore, les biais créés par la toiture sont habilement exploités pour y intégrer rangements bas et tablette ouverte. Des contraintes spatiales transformées en atouts pour que chaque objet trouve naturellement sa place. Une belle invitation à la sieste.

Logée derrière un mur épais, la chambre est accessible par un petit passage le long duquel se cachent des étagères peintes de la même couleur que les murs. Le mur du salon qui se prolonge dans la chambre est peint quant à lui en blanc. Cela fluidifie les volumes alors que le regard file à travers les reflets du miroir posé au sol. C’est par ces interventions bien pensées que l’architecte nous montre qu’il est possible de maximiser la sensation d’ouverture et de générosité de tout espace.

Le bois brut de la chaise d’écolier se détache du mur tandis que sa structure en métal vieilli semble vouloir se camoufler en imitant sa teinte verte. L’applique Gizel de chez AM.PM et le coton blanc du linge de lit renforcent l’atmosphère douce en toute simplicité. Comme dans l’entrée, une touche de rouge vient réveiller la composition.

Photographies : Fabienne Delafraye
Texte : Margaux Desombre

Réalisation : Agathe Marimbert, www.marimbert.fr