Situé sous les toits d'un immeuble madrilène du début du XXe siècle, ce studio de 32 mètres carrés profite désormais pleinement de sa hauteur sous plafond, grâce à l’intervention de l’agence Midori Arquitectura.
La suppression du faux plafond a permis de révéler la charpente en bois d’origine et d’amplifier la sensation d’espace.
Pensés comme des satellites gravitant autour de la pièce principale, le petit salon vert et la salle d’eau bleue diffusent leurs couleurs dans le séjour lorsque les séparations sont ouvertes. Elles dialoguent alors avec le tapis et animent l’espace de vie.
Dissimulé derrière des portes de placard vertes, le bureau apparaît comme une pièce dans la pièce. Son ouverture transforme ponctuellement la perception du séjour sans compromettre la flexibilité de l’appartement.
Aménagé dans l’ancien espace sous combles, à droite du bureau, un petit salon profite de la géométrie particulière de la toiture pour créer un refuge plus intime, en retrait de la pièce principale.
La lumière zénithale apportée par la fenêtre de toit permet de jouer avec la couleur et d’oser une teinte soutenue, du sol au plafond. Les pièces de mobilier soigneusement sélectionnées rendent l’atmosphère de cet espace chaleureuse et contemplative.
Le regard traverse l’ensemble de l’appartement jusqu’à la salle d’eau. Des touches de couleur ponctuent les perspectives et contribuent à la lecture des différentes fonctions.
Rideaux et panneaux mobiles permettent de moduler les degrés d’ouverture entre les espaces. Une stratégie simple qui préserve l’intimité sans entraver la fluidité du plan.
Traitée comme un meuble intégré au séjour, la cuisine adopte une écriture discrète. Les façades blanches et la crédence en faïence prolongent la luminosité naturelle de l’appartement.
Les poignées circulaires découpées dans les façades soulignent le caractère graphique de l’aménagement. Associées à une longue étagère ouverte qui file tout le long de la crédence, elles participent à une esthétique à la fois minimaliste et chaleureuse.
Visible depuis la pièce à vivre, la salle d’eau affirme une identité propre. Le bleu intense contraste avec la neutralité du séjour et renforce l’idée de pièces satellites.
La mosaïque bleue dialogue avec les formes circulaires de la vasque et du miroir. Un plan de travail en bois clair apporte une note chaleureuse tandis qu’une cloison miroir agrandit visuellement l’espace.
Des portes accordéon dévoilent une alcôve jaune accueillant le couchage, installé au-dessus de généreux rangements. Comme les autres espaces satellites, la chambre affirme son identité grâce à une couleur franche et enveloppante.
Une fois les rideaux tirés et les portes accordéon fermées, le séjour retrouve une atmosphère calme dominée par le blanc. La couleur disparaît alors presque totalement du champ visuel… exception faite du tapis du salon !
La rénovation met en valeur les éléments d’origine du logement, de la porte en bois à la charpente apparente. Un dialogue subtil entre patrimoine madrilène et interventions contemporaines.